jeudi 15 mars 2012

DOGMATiSME

" Après notre sainte religion, qui sans doute est la seule bonne, quelle serait la moins mauvaise? Ne serait-ce pas celle qui enseignerait beaucoup de morale eVatican-Rammsteint peu de dogmes? Celle qui tendrait à rendre les hommes justes sans les rendre absurdes? Celle qui n'ordonnerait point de croire des choses impossibles, contradictoires, injurieuses à la Divinité et pernicieuses au genre humain, et qui n'oserait point menacer de peines éternelles quiconque aurait le sens commun? Ne serait-ce point celle qui ne soutiendrait pas sa créance par des bourreaux, et qui n'inonderait pas la terre de sang pour de sophismes initelligibles? Celle dans laquelle une équivoque, un jede mots et deux ou trois chartes supposées ne ferait pas un souvrain et un dieu d'un prêtre souvent incestueux, homicide et empoisonneur? Celle qui ne soumettrait pas les rois à ce prêtre? Celle qui n'enseignerait que l'adoration d'un Dieu, la justice, la tolérance et l'humanité? "

 

 

Voltaire - Dictionnaire Philosophique



Posté par Ragondin-Furieux à 10:56 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur DOGMATiSME

    Voltaire selon sa Correspondance

    Bonjour,

    L’intérêt que vous portez à Voltaire m’incite à vous indiquer ceci :

    Il y a deux ans une lecture attentive de sa Correspondance (treize volumes à la Pléiade) m’a conduit à publier un livre dont le contenu ne cesse de me surprendre, dans la mesure où la mise en relation de 1500 extraits environ de cette même Correspondance et des événements historiques sous-jacents ne paraît pas pouvoir laisser place au moindre doute sur le caractère délibérément faussé de l’image qui nous a été donnée de ce personnage.
    Je souhaiterais vivement que vous puissiez partager mon extrême surprise en consultant, si vous le voulez bien, la rubrique "livres" du site : www.cunypetitdemange.sitew.com
    Tout à la fin de cette rubrique, là où apparaît une reproduction de la couverture de "Voltaire – L’or au prix du sang", un clic sur le mot "Voltaire" (à gauche) vous permet d’accéder aux quarante premières pages du livre lui-même.
    Cette façon quelque peu abrupte de venir vers vous ne fait sans doute que rendre compte de mon propre désarroi, car, si je ne me trompe pas, un énorme travail de réinterprétation reste à faire, et non sans conséquences diverses…

    Très cordialement à vous,

    Michel J. Cuny

    Posté par Michel J. Cuny, lundi 9 avril 2012 à 11:09 | | Répondre
  • (Hors sujet)
    Ben alors ragondin, t'as disparu de la toile ?

    Posté par Violine, dimanche 10 juin 2012 à 23:19 | | Répondre
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